sa Sainteté le pape Jean-Paul II

 Encouragement de sa Sainteté, le pape Jean-Paul II, lors de la parution de « Jésus, mon frère » en 1999

Son Eminence le Cardinal Ré

Vous présentez les conversations spirituelles de Gabrielle Bossis au geste plus vaste et délicat, le Saint-Père m’a chargé de vous remercier chaleureusement.

La présentation des entretiens spirituels de Gabrielle Bossis invitera le lecteur à entrer dans l’intimité du Seigneur qui parle au cœur de ceux qui savent écouter, car la vie d’une âme est un secret qui s’épanouit. Heureux d’être l’interprète de Sa Sainteté.

Son Eminence le Cardinal Ré

Son Eminence le Cardinal Ruini

Encouragements du Cardinal Ruini lors de la parution de « Lui et Gabrielle » en 2005

L’Église, dans sa sollicitude maternelle, se réjouit que ses enfants – à notre époque où la désacralisation est un danger constant – soient encouragés à l’habitude de la prière du cœur et de l’écoute toujours plus attentive de la voix de Dieu dans la conscience, invitant chacun de nous à un chemin de bien et de sainteté.

C’est pourquoi j’encourage volontiers à méditer ces pages, qui veulent stimuler le lecteur à percevoir l’invisible dans le visible, l’Eternel dans le transitoire, l’Amour divin dans les plis de la solitude et de la souffrance.

Il faut vraiment savoir croire, espérer, sans repentir et guider les autres dans la chaîne de charité que le Christ, l’Ami unique, cherche à faire passer entre nous et en nous, par des âmes mystiques privilégiées.

Rome mars 2005

Son Eminence le Cardinal Camillio Ruini

Préface de Monseigneur Villepelet, Evêque de Nantes (1933 à 1966)

(…) Ce qui caractérise Lui et moi, c’est que son auteur ne semble pas résider entre les quatre murs d’un cloître, ni mener une vie sédentaire, fût-ce celle d’une mère de famille uniquement distraite par les soins de son foyer. Les horizons ici contemplés ne sont pas ceux d’un petit jardin fermé.

C’est à travers le vaste univers que le journal de cette femme du monde se couvre de notations spirituelles. Sur toutes les routes de France et bien au-delà, de Montréal à Alger, de Rome à Québec, de Kairouan à Palerme, en chemin de fer, sur paquebot, dans le métro comme au théâtre, Lui, le Divin Compagnon demeure toujours présent à une âme attentive qui se recueille et l’écoute, malgré les mille distractions auxquelles elle est exposée. Si « ceux qui voyagent beaucoup se sanctifient rarement », au dire de l’auteur de l’Imitation, la conversation entre Lui et moi apparaît comme une exception à la règle.

C’est pourquoi, pour nos contemporains, victimes d’une civilisation compliquée à l’excès et qui rend difficile le recueillement, ces pages prennent la valeur d’un témoignage ; elles prouvent qu’il n’est pas impossible, quel que soit le genre de vie, d’entretenir en soi le sentiment de la présence de Dieu.

(…)

Beaucoup de dirigeants d’Action Catholique qui éprouvent quelque peine à unir contemplation de Marie à l’activité de Marthe, tout en comprenant le sens de « l’unique nécessaire » comme condition d’un apostolat fécond, méditeront ces pages toutes brûlantes de la familiarité divine, grâce à laquelle, pour reprendre une belle parole d’Angèle de Foligno, « une âme contente de Dieu remet entre ses mains l’ordre universel ».


Jules Lebreton, Ancien Doyen de la Faculté de Théologie de l’Institut Catholique de Paris (1870-1956)

Ce qui m’a le plus frappé, c’est le progrès spirituel que l’on peut suivre au cours de ces notes.

Au début, une tendresse prévenante éveille l’amour et l’appelle ; puis la direction du Seigneur se fait plus pressante et plus exigeante ; enfin l’amour entraîne à une vie de plus en plus profonde, oublieuse de soi, avide d’une union éternelle.

(…)

(…) Dieu, qui a créé l’âme, la sanctifie et la meut par sa grâce. Plus la vie spirituelle se développe, plus cette action est puissante, plus aussi elle est manifeste. Le terme auquel aspire le chrétien qui veut être entièrement fidèle à la grâce, est décrit en toute vérité par saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. »

La chrétienne qui, dans ses cahiers, nous a fait connaître sa vie a tendu vers ce terme de tout son effort, de tout son amour. Nous lui sommes reconnaissants de nous y entraîner par son exemple. »

Alfonse de Parvillez (1881-1970), jésuite et homme de lettres.

Ce sont des « paroles intérieures », perçues par une âme comme venant du Christ, et notées par elle au plus tôt. Point d’apparitions d’ailleurs, ni d’audition externe ; tout se passe au-delà du monde des sens, en une région plus profonde.

Dans l’introduction au livre intitulé Cum Clamore valido, le R. P. Monier-Vinard étudie les diverses manières dont Dieu parle aux âmes :

« Tantôt Notre-Seigneur apparaît visiblement sous forme humaine et Ses paroles sont perçues à la fois par les sens extérieurs et intérieurs(…)

« Mais généralement Dieu parle par des lumières intimes. Et tantôt Il infuse Lui-même des lumières surnaturelles qui éblouissent l’âme, la transportent au-dessus d’elle-même dans un monde inconnu dont elle ne peut, quand elle revient à elle-même, rien dire ni rien rendre… Tantôt Notre-Seigneur, à l’aide d’idées ou d’images conformes à notre intelligence, mais qu’Il choisit et qu’Il infuse Lui-même au besoin, parle à l’intime de notre âme ; et l’âme alors a l’impression que Dieu lui parle distinctement, que parfois même Il lui dicte.»

Cette description répond exactement au cas présent. La personne dont il s’agit n’a aucune conscience d’être pour quelque chose dans les paroles qui lui sont imposées du dehors, et qu’elle écrit sans ratures ni reprises, sans aucun effort pour le choix des termes à employer.

(…)

A sa confidente, il demande de revenir quotidiennement aux paroles reçues.

(…) Il lui fait entendre que d’autres profiteront à leur tour de ce qu’elle a entendu. (…)

A lire l’ensemble des cahiers, on s’aperçoit vite que cette mission particulière doit être entendue au sens large. (…) Toute une direction spirituelle se précise peu à peu, qui prévoit les principales difficultés de la vie chrétienne, oriente l’âme vers les vertus fondamentales, l’encourage à tenter les efforts décisifs. (…)

Esprit de prière, recueillement, humilité, courage, abnégation, confiance, charité, zèle, on ne conçoit pas la sainteté sans toutes ces vertus. Elles ne sont au reste que les conditions, l’exercice ou les résultats de l’amour.

Or, dans ces cahiers, chacun de ces points est mis en lumière à maintes reprises.

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Don Patrick de Laubier (1935-2016), juriste et sociologue français, professeur de sociologie à l’université de Genève, membre laïc du Conseil pontifical justice et paix, ordonné par le pape Jean-Paul II en 2001 à l’âge de 66 ans.

Les entretiens spirituels d’une laïque contemporaine, Gabrielle Bossis (1874-1950), constituent un ouvrage majeur de la spiritualité.

Le premier volume, publié en 1948, a été suivi de 6 autres et l’ensemble de ces 7 ouvrages offre plus de mille pages d’entretiens de Gabrielle Bossis avec Jésus : c’est un fruit de l’Evangile pour aujourd’hui, dans un monde de solitude généralisée.

(…) C’est dans la Foi qu’elle (Gabrielle Bossis) accepta, pendant les 15 dernières années de sa vie (1936-1950), d’écrire ce qu’elle entendait et de converser avec Celui qui un jour d’août 1936, sur un transatlantique, l’invita à « causer avec Lui ».

Don Patrick de Laubier parle de Gabrielle sur Youtube.

Pierre Descouvemont

Pierre DESCOUVEMONT
Prêtre et théologien du diocèse de Cambrai, il donne depuis de nombreuses années des enseignements un peu partout en France pour aider les chrétiens dans leur foi.

C’est en prêchant une retraite en 1985 à la communauté des moines de Soligny que j’ai découvert l’existence de Gabrielle Bossis. J’ai été très étonné d’apprendre que, pour faire oraison, des trappistes trouvaient grand profit à lire et à relire les messages personnels que Jésus adressa pendant quatorze ans à cette actrice qui, à quarante-neuf ans, sur la suggestion de son curé, s’était mise à jouer avec beaucoup de succès, à travers le monde, des comédies dont elle composait le texte et la mise en scène et dont elle confectionnait les costumes et les décors.

Et voici qu’en lisant ces comédies, je me suis aperçu qu’elle glissait régulièrement dans les réparties de ses personnages des paroles de Thérèse dont elle voulait diffuser la spiritualité. Et, dans les messages qu’elle reçoit à partir de 1936, Jésus lui demande de vivre de beaucoup plus près sa « Petite Voie ».

Il nous semble donc intéressant de voir comment Jésus demande à une femme très engagée dans le monde de vivre jour après jour un profond cœur à cœur avec Lui, à l’école de la petite Thérèse. Jésus lui dit d’ailleurs explicitement : si s’Il l’a choisie comme confidente, c’est pour montrer à tous ceux et à toutes celles qui méditeront ces messages, qu’il est possible de vivre une très grande familiarité avec Moi sur les planches ou dans les coulisses d’un théâtre comme dans l’obscurité d’un carmel.

La prière selon Gabrielle : https://radionotredame.net/emissions/alecoledelapriere/27-08-2021/

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