Synthèse de « Lui et moi », tome 1


« Apprends de Ma Miséricorde qu’à mesure que les âmes profiteront de tes écrits, tu seras toi-même comblée de joies dans les mêmes proportions.

« Et chaque lecteur sera favorisé de la même Grâce.

Tous ne formeront qu’une famille dont les membres sont solidaires : la Famille de Mes amis intimes. »

« Lui et moi », tome 1


1- Premiers échanges :

« Lui et moi » débute alors que Gabrielle est sur le transatlantique « Ile de France », en route pour une tournée au Canada, par une appellation tendre.

22 août 1936. Sur le paquebot Pendant le concert classique, je Lui offrais en gerbes les sons et la douceur qui en sortait. Il m’a dit tout doucement, comme une fois [au Fresne] :

« Ma petite Fille. »

Lors des premiers échanges assez courts, Jésus appelle Gabrielle à l’aimer, à lui témoigner sans cesse son amour en sortant de ses mesures habituelles.

23 août 1936 :

« Dis-le-Moi souvent : quand tu sais que quelqu’un t’aime, tu es contente qu’on te le dise. »

25 octobre 1936 Lors de la consécration :

« Occupe-toi de Mon Amour…il n’y a pas un orphelin aussi délaissé que Moi ».

16 décembre 1936 : 

« Sors de tes mesures habituelles. Aime – Moi davantage. »

Ce cœur à cœur permet à Jésus d’œuvrer en Gabrielle.

25 décembre 1936.

« Cache-toi en Moi. Nourris le monde de tes souffrances. C’est comme cela que tu seras Mon épouse. »

28 décembre 1936 :

« Quand tu M’aimes, tu te purifies. »
« Je change tes prières en Mes Prières mais si tu ne pries pas…
« Puis-Je faire fleurir une plante si tu ne la sèmes pas ? »

Jésus envoie Gabrielle témoigner de sa présence par ce charme qui la caractérise et dont toutes les personnes qui l’ont connue témoignent.

24 septembre 1936.

« Souris à tous. J’attacherai une Grâce à ton sourire. »

17 décembre 1936. Un soir.

« Où est toute Beauté et tout Charme, Je suis. »
« Sois Ma Grâce à chacun. »

17 juin 1938 Pendant mon temps d’arrêt, Il me dit :

« Est-ce que l’épouse ne finit pas par ressembler à l’Époux à force d’être auprès de Lui ?
« Est-ce que l’Époux n’est pas heureux de retrouver en elle Sa ressemblance ? Prends de Ma grâce. Prends de Mon charme et donne aux autres. »

Jésus confie à Gabrielle de diffuser des messages spirituels à travers ses tournées théâtrales qui lui font sillonner la France, l’Europe, l’Afrique du Nord (Tunisie, Algérie). Il l’aide très concrètement dans cette mission.

25 mai 1937. Rennes, dans le train

« Pourquoi ferais-tu de la solitude, si Je te veux publique ? » Puis Il m’a dit tendrement : « Ma petite enfant bien-aimée, porte-Moi, porte-Moi aux autres. Surnaturalise. »

11 avril 1937. Tunis, à L’église du Sacré-Cœur :

« Reste appuyée sur Mon épaule tout aujourd’hui », jour de la représentation de la « Petite Veilleuse de quatre sous ».

18 mars 1937.

Dans le Puy-de-Dôme, je portais péniblement mes paquets après une nuit bousculée dans le train, et je disais dans les escaliers du souterrain : « Je porte ma croix avec Toi, mais pour Toi, quelqu’un est venu t’aider. » Et aussitôt derrière moi, un monsieur m’a délivrée d’une valise.

15 mars 1937, Revenant de jouer à Brest, je pensais :

« Si les circonstances m’avaient menée à faire du cinéma, ma renommée… », tout de suite, Il m’a interrompue : « Je te garde pour Moi. »

Ces tournées peuvent paraître difficilement conciliables avec une vie spirituelle. Jésus invite Gabrielle à une prière simple :

2 janvier1937

« Qu’il te suffise de M’offrir l’instant qui se présente : ainsi, toute ton année sera à Moi. »

10 juillet 1937

« Ne vise pas à dire exactement tant de paroles de prières : aime – Moi tout simplement. « Un regard intérieur. « Un sourire d’amie tendre. »

12 juin1937

« Partage ta journée en trois phases :
« Le matin à ton réveil, donne-toi au Père Créateur qui t’offre son fils en nourriture.
« Après la messe : donne-toi au Fils qui est en toi.
« Endors-toi dans le Saint-Esprit qui est l’amour. »

Le Christ entraîne Gabrielle sur un chemin de perfectionnement bien différent de ce qu’elle imagine.

Juin 1937. A la campagne.

« Je ne te demande pas la Perfection — ce serait difficile pour toi — mais l’Esprit de perfection. Aie toujours la volonté de faire très bien. Et cela, avec grand amour. »

1937- Oran. Dans ma cellule sous l’escalier. Il me fit entendre que la perfection d’une âme n’est pas le même travail que celle d’une autre.

« Vise à la Perfection. Mais à la Perfection de « ta nature ». Et tu Me feras plaisir. »

Sur la route.

« Je ne vous demande pas d’être des anges. Je vous demande d’être saints selon votre nature. »

Jésus l’encourage à des actes précis.

30 avril 1937. Dans le train de retour.

« Quand un objet a besoin de réparations, on le confie entre les mains de l’ouvrier. Mets donc ton âme, silencieuse et immobile, sous Mon Regard. Je répare. »

5 janvier 1937.

« Fais des actes d’espérance. Sors de toi. Entre en Moi. »
« Ne juge pas. Connais-tu son âme ? »
« Mets-Moi devant toi. Moi d’abord. Toi, après. »
« Fais-leur plaisir pour Mon plaisir. »

20 mars 1937. Dans la Lozère :

« Sois aimable, bonne, au-delà de tes habitudes. L’Epouse ressemble à l’Epoux. Ecoute-les parler. Cela leur fait du bien de parler et d’être écoutées. »

8 avril 1937. Sousse (Tunisie) :

« Rends le bien pour le mal. N’en perds pas une seule occasion. »

Jésus l’incite à un cœur à cœur toujours plus profond avec lui, de façon à se fondre en lui et ainsi à rayonner son amour auprès de ses frères.

11 février 1938. Dieppe :

« Prends l’habitude de penser non pas en toi, mais en Moi. Si tu faisais cela, tu ne Me quitterais jamais.

Avril 1938 Tirlempt (Algérie).

« Disparais en Moi, « Je paraîtrai en toi. »

17 juin. Pendant mon temps d’arrêt, Il me dit :

« Est-ce que l’épouse ne finit pas par ressembler à l’Époux à force d’être auprès de Lui ?
« Est-ce que l’Époux n’est pas heureux de retrouver en elle
Sa ressemblance?
Prends de Ma grâce. Prends de Mon charme et donne aux autres. »

Paris 1937. Dans le métro.

« Je suis l’Hostie. Tu es l’ostensoir. Les rayons d’or sont Mes Grâces à travers toi. »

2 mars 1937.Devant la Loire inondée.

« Sois toujours sereine et calme.
« La rivière ne reflète le ciel que quand elle est calme. »

Jésus invite Gabrielle à participer activement au rachat des âmes.

24 juin 1938. Fête du Sacré-Cœur.

« (…) Aie le souci du pécheur ! Prends en le soin. Pour moi. Regarde Mon Cœur : ce ne sont que des battements d’Amour, des battements douloureux de désirs de votre amour. Aide-Moi !… »

« Comment faire, Seigneur ? »

« Offre tout toi à travers Moi, pour leur salut. Perds les petits soucis de la terre. Entre dans les grands intérêts du Ciel de Dieu.
« Si tu pouvais comprendre ce qu’est le Ciel, ce qu’est la perte du Ciel, rien d’autre ne compterait, sinon le salut des âmes. »

12 décembre 1937. Bastia. A la messe pendant le Pater.

« Seigneur, quand Vous parliez sur la Croix en souffrant tellement, comment est-ce que ces minutes n’ont pas sauvé tous les pécheurs de la terre ? »

« J’ai ouvert le Ciel à tous, mais chacun est libre.
« C’est vous, Mes frères, qui devez compléter le salut des hommes en Me le demandant, en souffrant pour eux. »

3 octobre 1938.

« Maintenant que tu as compris la vie en Moi, surveille si tu mets Ma suavité dans tes rapports avec ton prochain ? Rappelle-toi que ton prochain, c’est encore Moi. »
« Donne-Moi tout. La vie ne se compose que de toutes petites choses. Si Je t’enlevais cette petite souffrance, tu ne pourrais plus Me l’offrir. »

2 janvier 1938. J’unissais une petite déception aux Siennes. Lui :

« C’est cela, le Calice :
« une goutte d’eau, toi,
« au Vin, Moi. »

Gabrielle s’astreint tant bien que mal à cette exigence et mesure ses limites. Jésus lui montre sa miséricorde.

9 janvier 1938. Nantes, passant près de N.-D. :

« Bonjour, mon Dieu. Que de négligences de ma part…
Vous allez me châtier ? »
Lui : « Pourquoi châtier ?… Est-ce que Je châtie ? »
Et Il m’a montré Sa Miséricorde.

Janvier 1938. Comme j’étais peu contente de moi et gênée devant lui.

« Est-ce que Je ne suis pas plus grand que tes manquements ?
« Est-ce que Je ne suis pas plus grand que ton pauvre être ?
« Donne-Moi tout.
« Je répare quand on Me demande de réparer. »

10 avril 1938. Arvieux.

« En Purgatoire, ce sera le règne de la Justice. Mais tant que tu es sur la terre, tu es sous le règne de la Miséricorde. Sers-toi en elle. »


2- La vocation de Gabrielle : Consolatrice du cœur de Jésus

Le 28 juin 1939, Jésus demande à Gabrielle, comme il l’avait demandé jadis à sœur Marguerite-Marie, de veiller une heure le jeudi pour communier aux souffrances de sa passion. Dès lors, elle fera une Heure Sainte chaque semaine, le plus souvent à l’église du Fresne-sur-Loire de 16h30 à 17 h30.

28 juin 1939. Nantes.

« Honore Ma couronne d’épines. Ce fut si horrible pour Ma tête ! Si doux pour Mon Amour !…
Désormais, tu feras l’heure sainte du jeudi. Je la demande cette heure avec Moi. Au début, oui, il faut un effort, et puis ensuite cela ne coûte plus. Rappelle-toi tes premiers couchers (sur le plancher), et maintenant ? Tes premiers chemins de Croix, et maintenant ? « Oh ! Ma Fille chérie, ne Me quitte pas, ne Me quitte jamais, Moi qui suis toujours avec toi, toujours ! …»

— 27 juillet 1939. A l’église du Fresne, bombardée de la veille. Heure sainte.

« Tu veux bien Me donner ton secours consolateur. Peut-être, Je ne t’ai mise sur la terre que pour Me consoler. Penses-y souvent, afin que ce charme que Je t’ai donné Me touche, comme une fleur au milieu des fruits du mal dont la haine voudrait M’entourer. Oh ! ma Fille chérie, sois Ma Fille de Douceur, de Repos, de Joie. Tu veux bien ?
« Oh ! Comme J’attends avec respect votre réponse. »

Novembre 1939 — En micheline je passais près de N.-D. S. M.

« Consolatrice, sois cela.
« Un jour, on fondera autour de Moi un groupement de consolatrices.

La vocation de Gabrielle devient alors de consoler le Christ à chaque minute de sa vie.

850. [VII,266] — 7 mars 1940.

« Peut-être, Je ne t’ai pas créée pour autre chose que pour Me consoler ? Me donner asile dans ton cœur où tu Me chantes le cantique d’amour ?
« Pourquoi n’aurai-Je pas une demeure à Moi sur cette terre? Dois-Je encore n’y avoir pas une pierre pour reposer Ma tête ? Ouvre-Moi. Ouvre-toi toute grande, petite âme aimée. »
Qu’est-ce être consolatrice ? C’est être présente aux heures sombres de Gethsémani

Jésus ne se contente pas de rappeler régulièrement à Gabrielle son charisme de consolatrice, il lui explique pourquoi il y est si sensible. Il se présente comme l’homme-Dieu de Gethsémani.

9 janvier 1941. Heure sainte.

« Viens, Mon épouse. Regarde-Moi souffrir dans le Jardin… Comme si c’était ce soir. C’est toujours : ce soir, pour Dieu qui voit d’un même temps, tous les temps.
« Ne Me quitte pas !… Je suis comme un enfant plein de terreur qui supplie qu’on ne le laisse pas seul…
« Demeure là ! Que Je te sache présente. Cela soulage, une présence… Tiens-Moi la main… Je ne suis qu’un pauvre Homme bien misérable, tout en étant Dieu. Personne ne comprendra la somme de Ma misère !
« J’aurais besoin de tous les Miens autour de Moi…
« Je vois l’enfer déchaîné et Je suis Seul pour Me défendre : prie avec Moi !

Il montre sa souffrance à voir les hommes pour qui il a tout donné se détourner de lui.

Avril 1943 Jeudi saint.

« La fête de Mon Cœur c’est l’institution de ce sacrement au milieu de Mes apôtres vers qui Je Me penchais d’une manière inexprimable.
« J’entrais en eux. En chacun, dans l’intimité de soi.
« Et Je Me répandais en eux d’une manière si suave que beaucoup versèrent des larmes.
« Une cruauté dans ce bonheur : la présence du traître.
« J’avais tant aimé Judas… Quelle douleur, Ma fille !
« Imagine qu’ayant choisi une amie, tu visses cette amie, sous des dehors empressés, te vendre à vil prix à tes adversaires…
« Judas, si tu désires trente deniers, que ne vas-tu les demander à Ma Mère ! Elle se vendrait plutôt Elle-même pour M’épargner à la mort… »
« Et J’ai reçu son baiser sur Ma joue…
« Il M’avait déjà tant fait souffrir quand Je le voyais par avance au jardin de Gethsémani…

4 septembre 1940. Heure sainte. Je demandais à l’Archange Gabriel de Le consoler, comme il l’avait fait au Jardin des Olives.

« Oui, Mes Anges Me consolent. Mais une souffrance venue par les hommes trouve sa consolation par des cœurs d’hommes »
« Consolez-Moi, vous, Mes intimes, Mes choisis, selon les merveilleuses inventions de votre Amour. Oh ! Ma petite Fille, tout ce que vous trouverez Me sera doux puisque cela viendra de vous. N’ayez pas peur que Je méprise vos façons, que Je leur reproche leur insuffisance ou leur rusticité, si vous êtes sincères…
« C’est ainsi que J’aime. Parlez-Moi avec la simplicité d’un tout petit. Point n’est besoin de formules. Vos mots, Je les prends dans votre cœur, avant qu’ils n’arrivent à la phrase. Je suis si pressé de les recevoir dans le Mien, vos mots d’enfants !…
« Ne vois-tu pas Mes bras grands ouverts, sur la Croix ? Et plus qu’ouverts… distendus à en être disloqués… Ils seront ouverts éternellement pour votre parfait et doux Refuge… » (…)
« Aide-Moi à sauver les pécheurs. Il y en a tant…
« Ne fut-ce pas là Ma plus grande douleur à Gethsémani ?
« Je les voyais tous à la fois.
« Je prenais leurs fautes comme Miennes, quelle honte !…
« J’agonisais pour eux.
« Je mourais pour eux.
« Combien ai-Je soif ! qu’ils le sachent.
« Que Je suis tout pardon.
« Que Je leur demande, à leur tour, d’être pardon et miséricorde à leurs frères.
« Que leur vie doit être désormais dévotion et pénitence.
« Qu’ils y trouveront plus de joies qu’ils ne trouvaient de plaisirs dans leurs égarements.
«Ah ! s’ils savaient ce que c’est d’être en Mon amour… »

Jésus indique à Gabrielle la façon de le consoler.

12 octobre 1945. Heure sainte.

« Console.
« N’ai-Je pas été le Consolateur ?
« Imite ton Époux,
« qu’il ne passe auprès de toi aucune peine qui ne reçoive de toi un soulagement.
« Ceux qui ne peuvent t’approcher, console-les par la prière.
« Tu sais ? Je t’ai dit :
« Où tu ne peux pas être, ta prière sera. »
« Et tu es sûre qu’en consolant les autres, c’est Moi que tu consoles en eux.
« Oh ! Ma petite Fille, quelle douceur de Gloire Je donnerai à Mes consolatrices…
« On console en aimant.
« Toujours Je te parle d’amour.
« Comment parlerais-Je d’autre chose, Moi, l’Amour ? « Fais-toi amour en union.
« Prends-en l’habitude.
« C’est simple, presque naturel.
« Il faut que Mes consacrées contre balancent les sentiments de haines, de jalousies qui persécutent le monde et M’ont fait tant souffrir.
« Ν’ai-je pas toujours demandé la Charité ?
« l’entraide mutuelle ?
« la douceur humble du cœur qui réchauffe l’accueil ?
« Si tu ne sais pas bien, prends Ma voix pour mieux charmer.
« Prends Ma main pour la tendre.
« Pense : c’est ainsi qu’Il ferait
« qu’Il parlerait,
« qu’Il sourirait.
« Et ne nous sommes-nous pas l’Un dans l’autre ?
« Qu’il te plaise d’agir par Moi comme Il Me plaît d’agir par toi, Ma chère petite Fille.
« Je te demande cet effort de Foi.
(…)
« Pense à Ma Joie, cela t’aidera ;
« que ton plaisir soit de Me faire plaisir comme si chaque fois tu Me préparais une surprise d’amour dans le secret et ton coeur battant.
« Moi qui le ferai battre, n’aurai-Je pas une tendresse nouvelle ? »

L’année suivante Jésus lui indique que par la réalisation parfaite de sa vocation de consolatrice, Gabrielle atteindra le plein accomplissement.

30 mai 1946. Ascension.

(…) « Mais crois-tu jusqu’à fondre entièrement ta pensée dans la Mienne ?… jusqu’à donner à ta vie l’unique direction ? celle de plaire au Cœur de ton Époux, toujours vivant ?… d’être pour Lui une consolatrice sûre et fidèle ?
« Crois-tu assez pour trouver dans chaque fête cet aliment qui doit fortifier ton amour ?
« Tu sais bien que c’est la seule chose nécessaire : faire croître l’Amour dans ton cœur.
« Quand tu M’aimeras parfaitement et par-dessus toutes choses, tout être, toute idée, tout sera accompli en toi, parce que tu auras atteint le But dans lequel Je t’ai créée et rachetée.
« N’aie pas peur de t’offrir à la réalisation de Ma Pensée sur toi, comme si J’attendais d’être encouragé par tes désirs brûlants.
« Dis-Moi : « Seigneur, fais que Je sois ce que Tu as voulu que je fusse ! »
« Aie au moins ce souhait, qu’aucune divergence n’existe entre nous, et que, cherchant à connaître toute Ma volonté sur toi, tu prennes le souci d’y répondre avec toute l’exactitude en ton pouvoir.
« Et, cela aussi, Me consolera du manque d’amour, des mépris et des aversions que Je rencontre, comme Je les avais rencontrés dans Ma Vie mortelle. »

Prier à la suite de Gabrielle Bossis

A la suite de Gabrielle, vous pouvez répondre à l’appel lancé par Jésus, lors de son agonie à Gethsémani.

« Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m’en vais là-bas pour prier ». Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi ». Il s’écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » » (Mt 26, 36-39).

Cet appel lui est confirmé lors de ses dialogues avec Jésus.

– 25 octobre 1936. Christ Roi.
Ce matin, à la messe de 7 heures en l’église Notre-Dame, M. l’abbé Boulier ma consacrée à Dieu posant ma pauvre formule de vagabonde dans la pale, à la messe sous l’Hostie.
Je disais : « Je me donne à toi toute vivante, prie, parais, parle, aime à ma place, en ma place… »
Et Lui me disait :
« Occupe-toi de Mon Amour… il n’y a pas un orphelin aussi délaissé que Moi. »

— 27 juillet 1939. A l’église du Fresne, bombardée de la veille. Heure sainte.
« Tu veux bien Me donner ton secours consolateur. Peut-être, Je ne t’ai mise sur la terre que pour Me consoler. Penses-y souvent, afin que ce charme que Je t’ai donné Me touche, comme une fleur au milieu des fruits du mal dont la haine voudrait M’entourer. Oh ! ma Fille chérie, sois Ma Fille de Douceur, de Repos, de Joie. Tu veux bien ?
« Oh ! comme J’attends avec respect votre réponse. »

Novembre 1939 — En micheline je passais près de N.-D. S. M.
«Dis un Pater en union avec Ma Mère.
« Imagines-tu comment Elle le disait, cette prière composée par son Fils ?
« Et combien Elle la disait souvent ?
« Et combien Elle la disait souvent ?
« Imagines-tu la Joie de la Divinité à la lui entendre si bien dire ?… « Consolatrice, sois cela.
« Un jour, on fondera autour de Moi un groupement de consolatrices. »

Les dialogues de LUI et moi nous proposent de devenir des âmes consolatrices par l’offrande de nos prières, mais également de toutes nos actions, souffrances, peines et joies au Sacré Cœur de Jésus.

971. [V,116] — 4 septembre 1940. Heure sainte.
Je demandais à l’Archange Gabriel de Le consoler, comme il l’avait fait au Jardin des Olives.
« Oui, Mes Anges Me consolent. Mais une souffrance venue par les hommes trouve sa consolation par des cœurs d’hommes. »
« Consolez-Moi, vous, Mes intimes, Mes choisis, selon les merveilleuses inventions de votre Amour. Oh ! Ma petite Fille, tout ce que vous trouverez Me sera doux puisque cela viendra de vous. N’ayez pas peur que Je méprise vos façons, que Je leur reproche leur insuffisance ou leur rusticité, si vous êtes sincères…
« C’est ainsi que J’aime. Parlez-Moi avec la simplicité d’un tout petit. Point n’est besoin de formules. Vos mots, Je les prends dans votre cœur, avant qu’ils n’arrivent à la phrase. Je suis si pressé de les recevoir dans le Mien, vos mots d’enfants !…
« Ne vois-tu pas Mes bras grands ouverts, sur la Croix ? Et plus qu’ouverts… distendus à en être disloqués… Ils seront ouverts éternellement pour votre parfait et doux Refuge… »

[III, 145] — 22 mars. Après la Communion.
« Tu M’as demandé des torrents incessants de Foi, d’Espérance, de Charité : Il faut en faire fréquemment l’exercice.
« Dis :
« Je crois en Toi, Amour chéri,
« J’espère en Toi, Amour Puissant,
« Je t’aime, Amour Infini,
« Et le prochain pour Toi.
« Tu es tout pour moi. Je suis toute à Toi. »

1398. [I, p 7] — 16 novembre 1944. —
Je pensais à sa détresse du Jardin de Gethsémani, n’ayant même pas la consolation de la présence de cette Mère chérie.
« Offre-Moi, ayant l’intention de Me consoler, offre-Moi les plus petites choses de ta vie,
« Comme une affirmation que toute ta vie est à Moi.
« Et Je les trouverai grandes, ces petites choses, « tu ne sais pas combien.
« Et elles formeraient le tissu du précieux manteau de ton âme, recouvrant ta fidélité.
« Et Moi Je t’établirai plus hautement dans le cortège de Mes consolateurs.
« Puis-je recevoir quelque chose de Mes enfants « et ne pas leur rendre ?
« M’as-tu jamais vaincu en générosité ?
« Qui a jamais pu Me donner le premier ?…
« Ah ! si l’on savait…
« Toi, tiens-toi bien cachée à l’ombre de Mon bras.
« J’en déploierai la Force.
« Et ce sera l’Amour qu’il répandra, qu’il demandera avec des mots nouveaux, ceux que Je t’ai dit.
« Peut-être les âmes « comprendront-elles enfin « que l’Amour » c’est toute absence de séparation. »

Afin de répondre à cet appel pressent de Jésus, l’association Gabrielle Bossis vous propose de vous accompagner dans vos prières de plusieurs façons :

1- Recevoir une parole extraite de « Lui et moi » pour la méditer dans votre journée (En préparation : non actif actuellement)
Veuillez nous laisser vos coordonnées à : chantal.cambay@gabriellebossis.fr

NOM :
Prénom :
Adresse mail :

Déclare désire recevoir chaque jour une parole extraite de « Lui et moi ».

2 -Participer au groupe de prière des « Âmes Consolatrices »

« Consolatrice, sois cela.
Un jour, on fondera autour de Moi
un groupement d’âmes consolatrices »

LUI et Moi – Tome II, 142

Prière de 15h à 16h30 à l’église du Fresne-sur-Loire
Le 3ème jeudi de chaque mois

Planning des rendez-vous :

  • Jeudi 16 septembre 2021
  • Jeudi 21 octobre 2021
  • Jeudi 18 novembre 2021
  • Jeudi 16 décembre 2021
  • Jeudi 20 janvier 2022

  • Jeudi 17 février 2022
  • Jeudi 17 mars 2022
  • Jeudi 21 avril 2022
  • Jeudi 19 mai 2022
  • Jeudi 16 juin 2022
Déroulement :

  • Temps de louange, chants à l’Esprit Saint
  • Ecoute et méditation d’une Parole de Dieu
  • Lecture de passages de « Lui et moi » entrecoupés de refrains méditatifs et d’intentions de prière
  • Chapelet du Rosaire ou de la divine Miséricorde
  • Prière de Gabrielle : « Ô Christ Mon Frère »
  • Chant à Marie

Contact : Marie-Annick MARY – n° 06 85 69 69 46

Prières des âmes consolatrices

Prière demandée par Jésus le 22 mars
« Je crois en Toi, Amour chéri,
« J’espère en Toi, Amour Puissant,
« Je t’aime, Amour Infini,
« Et le prochain pour Toi.
« Tu es tout pour moi. Je suis toute à Toi. »

« Ô Christ Mon Frère »
« Ô Christ Mon Frère »
« Travailler près de Toi »
« Souffrir avec Toi »
« Mourir pour Toi »
« Survivre en Toi»

Chant du groupe de prières « Âmes consolatrice »

Nous voici nous voilà âmes consolatrices
Nous voici nous voilà consoler Jésus mon frère (x2)

Nous voici nous voilà bénissons le Seigneur
Nous voici nous voilà rassemblés dans Sa Maison (x2)

Nous voici nous voilà dans le coeur de Jésus
Nous voici nous voilà enfants bien-aimés du Père (x2)

Nous voici nous voilà enfants de Marie
Nous voici nous voilà aimons Son tendre Fils (x2)

Nous voici nous voilà accueillons l’Esprit Saint
Nous voici nous voilà pour brûler de charité (x2)

Nous voici nous voilà consolons le Coeur du Christ
Par le Coeur Douloureux et Immaculié de Marie
Nous voici nous voilà avec Gabrielle
Nous voici nous voilà pour la Gloire de Dieu (x2)

3- Fresne-sur-Loire

Vous pouvez découvrir les lieux où Gabrielle vécut et pria en vous rendant dans la partie « Fresne-sur-Loire » de la ville « d’Ingrandes-Le-Fresne-sur-Loire ». Contact : Marie-Annick MARY – n° 06 85 69 69 46

Bibliographie

1- Livres

Gabrielle Bossis, « LUI et moi » Entretiens spirituels, 7 Tomes, Editions Beauchesne.

Le 22 août 1936, alors qu’elle part en tournée au Canada, Gabrielle Bossis entend pour la première fois une mystérieuse voix intérieure et qu’elle attribue à Jésus-Christ qui l’appelle « ma petite fille ». Elle l’entendra à de multiples reprises jusqu’à deux semaines avant sa mort. Elle transcrit les mots qu’elle entend dans treize cahiers pendant quatorze ans ces dialogues.

D’abord publié anonymement, avec imprimatur et nihil obstat de l’Eglise, indiquant que leur contenu ne contredit pas la doctrine de l’Eglise catholique en matière de foi ou de morale, son journal rencontre immédiatement un vif succès.
La publication, traduite en plusieurs langues, se poursuivra après sa mort, sous le nom de l’auteur.

Prix d’un volume: 14.50 €

Gabrielle Bossis, « LUI et moi » Entretiens spirituels, 7 Tomes réunis en un seul volume, Editions Beauchesne, 2020, Nb de pages : 1140, ISBN 9782701014876.

Edition de belle facture, regroupant les 7 tomes de Lui et moi en un seul et enrichie de nombreux documents et textes inédits.

Prix: 119.00€

Gabrielle Bossis, « Lui et moi » Œuvres complètes, 7 tomes réunis en un seul dans l’ordre chronologique, Editions Rassemblement à Son image.

Edition présentant les textes des 7 tomes dans l’ordre chronologique et permettant ainsi de suivre l’évolution spirituelle des entretiens de Jésus et Gabrielle.

Prix: 23.00€

Madame Pierre de Bauchaud, Gabrielle Bossis : Carnets Tome I 1936-1938 Edition chronologique établie par Mme Pierre de Bouchaud et sa fille d’après les carnets originaux, Editions Beauchesne, 63 pages, 1951, ISBN 9782701004860.

Edition présentant des souvenirs de Gabrielle Bossis et des extraits choisis par Madame de Bouchaud et sa fille, dans les carnets originaux.

Prix: 28.00€

Gabrielle Bossis, « Lui et moi » Extraits, Editions Rassemblement à Son image, 2021, 16 pages, 978-2-36463-681-1.

Extraits des 7 tomes de Lui et moi, visant à favoriser la médiation.

Prix: 3.00€

Don Patrick de Laubier, « Jésus mon frère » Synthèse des 7 tomes, Editions Beauchesne, 1998, 208 pages, ISBN : 9782701013671.

Cet essai du Père de Laubier se propose de donner une vue d’ensemble de 7 volumes de « Lui et moi », analysés dans leur ordre chronologique. De brefs commentaires permettent de mettre en relief l’originalité et la profondeur de ces entretiens centrés sur Jésus que Gabrielle entendait mais ne vit jamais de ses yeux.

Prix: 19.00€

Lucia Barocchi, « LUI et Gabrielle Bossis », Editions Beauchesne, 2007, ISBN 9782701015026.

Lucia Barocchi fait partie de cette chaîne. Fervente lectrice de Lui et moi, pas plus que Gabrielle elle ne se satisfait d’accueillir le don qui lui est fait avec ce texte. Elle a voulu, à son tour, se manifester, chercher, apprendre qui était Gabrielle Bossis et la faire connaître. Et elle a trouvé, avec les traces les plus précieuses d’une âme, la matière de cette biographie vitale et spirituelle.

Prix: 19.00€

Lucia Barocchi, « LUI e Gabrielle Bossis », Editions San Paolo

Version italienne de Lucia Barocchi, « LUI et Gabrielle Bossis ».

Prix: 15.00€

Lucia Barocchi, « Gabrielle Bossis Portrait, documents et témoignages », Editions Beauchesne, 2010, ISBN 9782701015767.

Lucia Barocchi, fervente lectrice de Lui et moi, établit dans ce livre un portrait de Gabrielle Bossis. Elle y rassemble également des témoignages et des documents la concernant.

Prix: 13.00€

Guérir le coeur

Père Pierre Lefèvre, « Gabrielle Bossis : Guérir le cœur », Editions Beauchesne, 2010, ISBN : 9782701015774.

Extraits de textes des 7 tomes de Lui et moi, visant à favoriser la médiation.

Prix: 4.00€

Mme Pierre de Bouchaud, Gabrielle Bossis : Petite biographie, Editions Beauchesne, 1961.

Biographie établie par une poète ayant bien connue Gabrielle Bossis.

Prix: 5.95€

Père Pierre Descouvemont, Les messages d’amour de Jésus à Gabrielle Bossis, une disciple de Thérèse, Editions Beauchesne, 2017, 240 pages, ISBN 2701022339.

C’est en prêchant une retraite en 1985 à la communauté des moines de Soligny que le Père Descouvemont a découvert l’existence de Gabrielle Bossis. Il a été très étonné d’apprendre que, pour faire oraison, des trappistes trouvaient grand profit à lire les messages personnels que Jésus adressa pendant quatorze ans à cette actrice. (…)

Et voici qu’en lisant ces comédies il s’est aperçu qu’elle glissait régulièrement dans les réparties de ses personnages des paroles de Thérèse dont elle voulait diffuser la spiritualité. Il lui a semblé donc intéressant de voir comment Jésus demande à une femme très engagée dans le monde de vivre jour après jour un profond cœur à cœur avec Lui, à l’école de la petite Thérèse. Jésus lui dit d’ailleurs explicitement : s’Il l’a choisie comme confidente, c’est pour montrer à tous ceux et à toutes celles qui méditeront ces messages, qu’il est possible de vivre une très grande familiarité avec Moi sur les planches ou dans les coulisses d’un théâtre comme dans l’obscurité d’un carmel. »

Prix: 19.00€

Pierre Descouvemont, Prier 15 jours avec Gabrielle Bossis : comédienne et mystique, Collection Prier 15 jours, édition Nouvelle Cité, 2018, 117 pages, ISBN 2-37582-034-7.

L’itinéraire de G. Bossis (1874-1950), femme de théâtre qui de l’âge de 62 ans jusqu’à la fin de sa vie a mis par écrit son dialogue intérieur avec Jésus-Christ. A travers son exemple, l’auteur affirme qu’il est possible de faire connaître Dieu par le biais de talents artistiques

Prix: 12.90€

Père Pierre Descouvemont, La joie de consoler Jésus, Editions Salvator, 2021, 160 pages, ISBN 270672076X.

En puisant dans la spiritualité de saint Marguerite-Marie, dans les mots des enfants de Fatima ou encore dans les écrits de la mystique Gabrielle Bossis, l’auteur propose des méditations sur le pouvoir de consolation. Il rappelle que le Christ, au-delà de ses souffrances sacrificielles, a besoin de l’amour et de l’attention des hommes.

Prix: 14.00€

Le charme, comédie sociale en trois actes

Gabrielle Bossis, Le charme, comédie sociale en trois actes (Ed. 1927), Editions BNF, 2021, ISBN 232963529X

Première pièce jouée dans les patronages par Gabrielle Bossis et ses troupes d’enfants, qui connut un important succès et qui lança sa carrière.

Prix: 8.10€


2- Revues et articles de presse :

  • Emmanuelle Rouchette, Un témoin : Gabrielle Bossis, Feu et Lumière n° 187, septembre 2000.
  • Une éditrice sur les traces de Gabrielle Bossis, Ouest France, 29 septembre 2004.
  • Agnès Renault, Le délice de tous les saints, Feu et lumière n°235, janvier 2005.
  • Vincent Gautier, Gabrielle Bossis, une Nantaise confidente du Christ, Echo de l’Ouest, 9 septembre 2005.
  • Vincent Gautier, Une association pour la Nantaise Gabrielle Bossis, Echo de l’Ouest, 30 septembre 2005.
  • Vincent Gautier, L’italienne Lucia Barocchi raconte la vie de la Nantaise Gabrielle Bossis, L’Echo de l’Ouest, 23 juin 2006.
  • Vincent Gautier, Toutes les âmes sont mes préférées, L’Echo de l’Ouest, 25 août 2006.
  • Vincent Gautier, Le Père de Laubier raconte l’aventure Gabrielle Bossis, la Nantaise confidente du Christ, L’écho de l’Ouest, 9 mars 2007.
  • Edmond Fricoteaux, Ave Maria, Journal de la confrérie Notre-Dame de France, n°68, juin 2007
  • Vincent Gautier, Gabrielle Bossis sur les terres de Vendée, Echo de l’Ouest, 10 août 2007.
  • Ignace Tesson, Gabrielle Bossis, une nantaise confidente du Christ, Chrétiens magazine n°216, 15 janvier 2008
  • Vincent Gautier, Une rencontre pour prier avec la confidente du Christ, L’Echo de l’Ouest, 11 août 2008.
  • Don José Palmeiro Mendez, OSB, Gabrielle Bossis, uma grande mistica Do séc. XX, « ELE E EU- VIVER COM DEUS »,Pergunte e respponderemos n°555, septembre 2008
  • Vincent Gautier, Gabrielle Bossis confidente du Christ et inspiratrice du père Lefèvre, L’Echo de l’Ouest, 14 novembre 2008.
  • José Carmona, Gabrielle Bossis et Jésus Hostie, Bulletin trimestriel du centre marseillais de l’association « L’heure de présence au cœur de Jésus », n°1, avril-Juin 2009.
  • Vincent Gautier, Gabrielle Bossis une figure de la chrétienté locale à découvrir, L’Echo de l’Ouest, 29 mai 2009.
  • Vincent Gautier, Gabrielle Bossis une âme au service de Dieu, L’Echo de l’Ouest, 14 mai 2010
  • Vincent Gautier, Les frères Jacquard racontent Gabrielle Bossis, L’Echo de l’Ouest, juin 2011.
  • Vincent Gautier, Une quatrième rencontre avec les pères Jacquard, L’Echo de l’Ouest, juin 2012.
  • Cuca Maset, Colloque Gabrielle Bossis et l’amour du Christ, une mystique française, Rome, 19 novembre 2013, Zénit.org.
  • Vincent Gautier, Découvrir la proximité de Dieu avec Gabrielle Bossis, Chrétien magazine n°275, janvier 2015.
  • Vincent Gautier, La proximité du Christ au quotidien, L’Echo de l’Ouest, 2 juin 2017.
  • Vincent Gautier, Retrouver son identité d’enfant de Dieu, L’Echo de l’Ouest, 16 juin 2017.
  • Brigitte Pontaven, Entretien avec le Père Pierre Descouvemont, Les messages de Jésus à Gabrielle, France Catholique, n°3551, 1er septembre 2017.
  • Anne-Claire de Castet, Spiritualité : Les messages d’amour de Jésus à Gabrielle Bossis, une disciple de Thérèse, Famille chrétienne n°2076, 28 octbobre-3 novembre 2017.
  • Don Antoine-Marie, Gabrielle Bossis, Lettre aux retraitants de l’abbaye Saint-Joseph de Clairval, 21 novembre 2018
  • Vincent Gautier, Un prêtre brésilien aidé par les écrits de Gabrielle Bossis, L’Echo de l’Ouest, 22 novembre 2019.
  • Numéro spécial : Gabrielle Bossis, la nantaise à qui Jésus parlait, Chrétien Magazine n°340, juin 2021.
  • Michel Vaissier, Histoire d’une vie…Gabrielle Bossis, Bulletin de la ville du Fresne-sur-Loire.
  • Audrey Fells, Femmes mystiques : Gabrielle Bossis, Collection Bouquins, Editions Robert Laffont.

L’actrice et ses oeuvres artistiques

Une artiste

Gabrielle Bossis était extraordinairement douée pour toutes les formes d’art. Elle aurait certainement remporté de vifs succès si les mœurs de l’époque ne l’avaient empêché de cultiver ses talents prononcés.

Tout lui était facile : la peinture comme la sculpture, la musique, la peinture, le chant, la broderie ou la danse, ainsi qu’en témoigne l’une de ses nièces.

Témoignage de Sœur Marie-Renée, sa petite-nièce

« Ma tante c’était une personne qui attirait tout de suite l’attention là où elle se trouvait, par son charme, sa manière d’être, son rire, sa vitalité.

Pourvue de nombreux dons naturels : très musicienne, elle disait que lorsqu’elle jouait un andante au piano, plus rien n’existait. Elle aimait chanter et faire chanter.

Peintre à ses heures, dans sa chambre s’alignaient sur les murs des assiettes qu’elle avait décorées.

Danser la ravissait. Un jour, tandis que nous attendions le train sur le train d’Ingrandes, elle nous enseignait le Quadrille des lanciers et La chaîne des dames !

Espiègle elle aimait faire des farces au soir de sa vie, elle était restée très jeune de caractère et dans le pays elle portait le surnom de « l’éternelle jeunesse d’Ingrandes ». Elle voyageait allègrement à travers la France quand les patronages l’invitaient à donner des représentations…

Buste de l’Ange Audio sculpté par Gabrielle (Fresnes-sur-Loire)

 

« Le Paysan » réalisé par Gabrielle (Fresnes-sur-Loire)

 

Porte décorée par les soins de Gabrielle (Fresnes-sur-Loire)

 

Piano de Gabrielle sur lequel jouait « perdant la mémoire du temps » (Fresnes-sur-Loire)

 

Rouet de Gabrielle (Fresnes-sur-Loire)

 


Un talent artistique au service du Christ

C’est cependant dans le théâtre qu’elle va pouvoir pleinement exprimer ses différents talents artistiques.

A 49 ans, c’est le curé du Fresne, l’abbé Olive, qui l’encouragea dans cette voie. Il lui dit :

« Les comédies que je voulais faire jouer aux jeunes de la paroisse sont ridicules, absurdes. Ecrivez-en une pour moi. »

Gabrielle écrit alors une opérette morale, Le charme, qu’elle interprète avec les jeunes paroissiens.

Elle cherche à persuader le jeune public de ne pas se laisser éblouir par le charme des grandes villes. La représentation rencontre un vif succès et la petite troupe est envoyée dans d’autres paroisses où l’accueil est tout aussi enthousiaste. La rumeur va se répandre de théâtre en théâtre.

Le charme (1923)


Gabrielle va attirer l’attention d’une maison d’édition spécialisée dans des textes destinés aux paroisses et aux patronages. En effet, à cette époque, les théâtres des paroisses étaient très actifs et cherchaient sans arrêt dans les librairies spécialisées de nouveaux textes attrayants qui tout en divertissant pouvaient catéchiser.

Le Charme est publié et obtient un véritable succès éditorial. Il reçoit immédiatement un prix à un concours pour « Comédies sociales », ce qui sera également le cas pour d’autres de ses textes ultérieurs.

C’est ainsi que de 1923 à 1936, Gabrielle va composer 13 comédies en 3 actes et 14 saynètes ou ballets qui concluaient par une fête les soirées de bienfaisance.

Gabrielle en pleine composition

 


Dans tous ses textes, un premier rôle ressort qui convient à son âge et à sa prestance, accompagné de jeunes gens, avec lesquels elle délivre joyeusement des messages moraux et spirituels.

Elle les produit en France, mais également en Europe, au Canada, en Palestine, en Afrique… C’est elle qui assurait toutes les dépenses de ses tournées, confectionnant les costumes des acteurs et les transportant dans de lourdes valises.

Au retour d’une tournée en Meurthe-et-Moiselle

Départ en tournée au Canada

Hydravion sur lequel voyagea Gabrielle


Il est important de comprendre que cette vie brillante et trépidante était au service du Christ. C’est ce que nous révèle un dialogue de 1948.

— 15 juillet 1948. J’avais reçu au courrier la 1re page d’essai de « Lui et moi ». (….)

« Tu te souviens du mot d’ordre que ton Directeur t’avait donné ?
« Allez au large. »
« Et tu étais partie au delà des frontières à l’autre bout de la terre.
« Demande à Ma Miséricorde que tous tes pas aient marqué le sillage que prendra le petit livre.
« Puisque c’était pour Moi : la mer, la route, les airs,
« puisque tu étais Ma petite Fille
« en service commandé. »

Les œuvres : comédies et ballets

Comédies 

  • Le charme
  • Les illusions de madame Dupont
  • Le ramasseur de braise
  • La marchande de larmes
  • La lionne
  • Âme de poupée
  • Chanteuse de rue
  • Les herbes folles
  • Une vieille fille et treize gosses
  • Les lunes de miel en réparation
  • La petite veilleuse de quatre sous
  • Un mari dans du coton
  • Deux à Troyes et six à Sète
Ballets  

  • Les poupées mécaniques
  • L’âme de la clairière
  • La reine Marie-Amélie à Serran
  • Le cirque des géants
  • La femme qui a perdu son ombre
  • Roses et colombes
  • Les heures vécues
  • Algues et brises
  • Et il y avait une fois
  • La femme aux yeux de myosotis
  • Les boîtes à bijoux
  • Les grillonnes des foyers
  • Les péchés capitaux
  • Six femmes pour un mari

Le charme (Saint-Jean-d’Angély)

 

Les lunes de miel en réparation

 

Les illusions de Mme Dupont (Dieuze, 1930)

 

Les poupées mécaniques (Orléans, 1930)

 

Les poupées mécaniques

 

Chanteuse de rue 1931

 

Une vieille fille et treize gosses (Pont de Cesse, 1931)

 

Clisson

 

Chanteuse de rue (1936)

 

Chanteuse de rue : La grande fourchette et apaches

 

Photo de troupe

 

Les poupées mécaniques 1934

 

 

Biographie détaillée de Gabrielle Bossis

1- Les premières années de Gabrielle (1874-1894)

Née le 26 février 1874 à Nantes, d’Auguste Bossis et de Clémence Barthélémy, dernière d’une famille qui compte déjà un garçon, Auguste et deux filles, Clémence et Marie, elle vécut dans un bel hôtel particulier au 15, puis au 17 avenue de Launay.

Auguste, Clémence, Marie, Gabrielle à Nice, avant la procession


Cependant, l’été la famille se retrouve au Fresne-sur-Loire, dans une vieille maison s’alignant sur une rangée d’autres, au 10 de la rue principale, dont la façade donne sur une rue silencieuse et le jardin sur la Loire.
C’est sur la terrasse du jardin, que la famille se retrouve.

Vue de la maison de Gabrielle Bossis depuis la Loire, au Fresne-Sur-Loire

Terrasse du Fresne-sur-Loire

Gabrielle sur sa terrasse

D’une excessive sensibilité et timidité, cette petite fille blonde et gracieuse fuit les jeux trop bruyants et les mondanités.

Elle recherche Dieu dans le silence et la solitude. Bien que les locutions soient venues beaucoup plus tard, elle avait conscience de la présence du Christ dans son âme, comme nous l’apprend l’un des dialogues.

2 janvier 1941. Tome V-
« Te rappelles-tu ? quand tu étais petite et que tu Me cherchais, tu allais te cacher dans la chambre noire, derrière la cuisine de ta grand’mère ; là, il y avait dans un coin un grand paillasson roulé en hauteur : tu entrais dedans et quand on disait : « Où donc est Gabrielle ? », tu pensais : « Je suis avec le bon Dieu… »
« Et tu te rappelles, dans les soirs d’été, au Fresne, tu allais toute seule sur la terrasse, Me cherchant entre La Loire et les étoiles ; tu disais : « Je vais penser… »
« C’était Moi que tu cherchais ». « Et Je Me laissais prendre. Mais tu ne le savais pas encore. Ah ! comme Je t’ai aimée, Ma petite Fille ! »

A 6 ans, elle débute ses études au pensionnat des « Dames noires », fréquenté par les enfants des familles aisées. Elle y reçoit une éducation mondaine.
C’est dans ce cadre qu’elle prépare et effectue à 12 ans, sa première communion (10 juin 1886).

Pensionnat des Fidèles Compagnes de Jésus (Dames Noires) – Nantes

Première Communion de Gabrielle (10 juin 1886)


Ici encore, lors des dialogues, le Christ nous indique que Gabrielle avait conscience de sa présence :

17 juin 1945. Tome VII
« Tu te rappelles le jour de ta première communion, tu n’osais pas remuer, tellement tu savais que J’étais dans ton corps ? Oui, Je suis là. »


L’adolescence passée, de timide et d’introvertie qu’elle était, Gabrielle devient une éclatante demoiselle, grande et svelte, d’une beauté peu commune.

Gaie et sociable, à la conversation vive et profonde, elle avait l’art d’égayer. La peinture comme la musique, la sculpture, le chant, la broderie ou la danse, lui étaient faciles. Son goût de la vie se manifestait dans la pratique des sports de son époque : bicyclette, équitation, longues marches. D’une intelligence vive, elle ne possédait pas une beauté classique, mais étonnait par son extraordinaire dynamisme et par son allure triomphante.


Son album photo montre la vie brillante et mondaine que menait sa famille, surtout lorsqu’elle se déplaçait dans les endroits les plus courus :

Gabrielle Bossis jeune-fille

Gabrielle en famille à Nice (1894)

Gabrielle sur la Montagne du Château (Suisse


2- La Femme (1894-1923)

Entre 20 et 24 ans Gabrielle fut perturbée par des luttes intimes, pour identifier le sens qu’elle devait donner à sa vie. Devait-elle embrasser la vie religieuse ? Finalement, elle obéit à une force intérieure qui la voulait dans le monde plutôt que dans un cloître.

Et sa vie sentimentale ? Attirante comme elle l’était, elle ne passait pas inaperçue et aurait eu de nombreuses demandes en mariage, ainsi que le révèle sa petite-nièce, Sœur Marie-Renée : « Très indépendante de nature. D’après les dires, elle aurait reçu de nombreuses demandes en mariage, mais les avait toutes refusées sentant que ce n’était pas sa voie…»

Issue d’une famille très aisée, elle n’a pas de soucis financiers et cherche à féconder sa vie par des engagements généreux.

Chaque matin, Gabrielle arrive à l’église un quart d’heure avant la messe de 7 heures. Elle travaille régulièrement dans le laboratoire de décorations liturgique pour les Missions, elle enseigne le catéchisme et elle met ses talents au service de la paroisse du Nantes et du Fresne-sur-Loire.

Broderie réalisée par Gabrielle

 

Elle a brodé beaucoup d’étoles pour je ne sais quel prêtre (…). Elle les brodait avec des paillettes et des petites perles (…) »

Témoignage de Marie-Christine Bossis, sa petite-nièce

Gabrielle et des jeunes du patronage sur la terrasse

 

« Elle faisait le catéchisme aux enfants du Fresne et avait l’impression que ce n’était plus elle qui parlait m’avait-elle dit. »

Témoignage de Sœur Marie-Renée, sa petite-nièce

Elle connut de nombreux deuils familiaux : celui de son cher papa en 1898, puis de sa mère en 1908 et enfin de Clémence en 1912.

A 38 ans, demeurée seule, son frère et son autre sœur étant mariés, elle reste sociable, souriante avec tous et très attentive aux membres de sa famille, petits et grands.

Sur la terrasse du Fresne-sur-Loire

 

« (…) la terrasse dont tante Gaby était amoureuse »

Témoignage de Marie-Christine Bossis, sa petite-nièce

Gabrielle Bossis dans son salon de l’avenue de Launay à Nantes

 

« J’aimais sa façon de s’habiller, avec des robes qui  me semblaient légères, avec des fleurs pâles, des drapés, des frous-frous, des dentelles, des chaînes, des bijoux. Ses chapeaux étaient étonnants, plantés d’épingles. »

 

Témoignage de Marie-Christine Bossis, sa petite-nièce

Elle obtient un diplôme d’infirmière et exerce, pendant la guerre de 14-18, dans sa région, puis dans les hôpitaux de Verdun. Elle était appréciée par les soldats.

infermiere

Gabrielle infirmière de la Croix Rouge à Verdun (1917)


Après la guerre, au Fresne, Gabrielle se sent de plus en plus investie par la vie simple et de recueillement qu’elle y mène.
C’est sur la “terrasse” familiale, sur ce terre-plein planté d’arbres et fleuri, que se passe au frais une bonne partie de la journée : on y prend le thé, le petit-déjeuner et le goûter, on y lit, on y brode, on y reçoit les amis.
C’est ici que Gabrielle cultive ses fleurs, invente des guirlandes de roses, prend plaisir aux trilles des oiseaux et à la fantaisie des nuages sur la Loire.
C’est ici qu’elle écoute le silence : une nièce nous a dit que, souvent, au Fresne, tante Gaby interrompait un goûter, un jeu, un discours, pour dire aux petits : « Chut ! Écoutez le silence ! ».


3- Le temps de la maturité : « Gabrielle va au large »

Ce qui étonne dès lors dans la vie de Gabrielle Bossis, est la coexistence d’une vie d’actrice brillante, mouvementée, avec une spirituelle lumineuse et profonde. Toutes deux sont très intenses, comme nous le montre les dialogues de « Lui et moi ».

  • L’expérience artistique (1923-1936)

A 49 ans, sous l’impulsion de l’abbé Olive, curé du Fresne, qui la connaissait depuis l’adolescence, qui avait suivi sa croissance spirituelle et qui l’exhortait à « prendre le large », Gabrielle débute sa carrière théâtrale.

En effet, constatant que « Les comédies que je voulais faire jouer aux jeunes de la paroisse étaient ridicules, absurdes », il lui demande d’en écrire, qui pourront être jouées dans les patronages. Dès lors, elle va écrire des comédies et des ballets pour des troupes de jeunes, qu’elle va accompagner.

Préfailles 14 juillet 1930

 

« Elle voyageait allègrement à travers la France quand les patronages l’invitaient à donner des représentations »

Témoignage de Sœur Marie-Renée, sa petite-nièce

Elle se met elle-même en scène, endossant les rôles les plus divers, pour propager auprès de son auditoire sa joie, ses messages moraux et spirituels.

Gabrielle confectionnait elle-même les costumes des acteurs, les décors, qu’elle transportait dans de lourdes valises. Elle assurait également les dépenses de ces tournées continues et coûteuses, qui la menèrent partout en France, mais également dans le monde entier.

« De la Tante, je me souviens surtout des tenues extravagantes, de la famille Topinambour : des mannequins dans le grenier portant les tenues de ses pièces et des malles de costumes qu’elle expédiait aux patronages qui montaient ses pièces. Je me souviens surtout de son allant et de son entrain(…). »

Témoignage de Luc Flament, son petit-neveu

Ainsi, en 13 ans, de 1923 à 1936, elle va alors écrire, mettre en scène et jouer, 13 comédies, 14 saynètes ou ballets, qui concluaient par une fête, les soirées de bienfaisance.

L’expérience mystique (1936-1950)

À soixante-deux ans, en 1936, après de nombreuses sollicitations, Mademoiselle Bossis accepte d’organiser une tournée risquée au Canada, sur le transatlantique « Île-de-France ». Ce seront deux mois et demi ininterrompus de rendez-vous et de déplacements, de représentations et de cours à de jeunes actrices improvisées, de rencontres, de fêtes et d’émotions.

En route pour le Canada, sur le transatlantique « Ile de France » -1936


C’est pendant ce voyage que commence l’échange de Jésus avec Gabrielle, qui ne s’éteindra qu’au moment de sa mort et qu’elle a consigné dans de petits cahiers.

Ces échanges sont ponctués d’engagements religieux, qui aux côtés des dialogues, sont autant d’indices de l’évolution spirituelle de Gabrielle.


Tertiaire de Saint François :

Lors de cette tournée au Canada, Gabrielle est également consacrée Tertiaire de Saint François le 25 octobre 1936, en la Cathédrale Notre-Dame de Montréal, sous le nom de « Sœur Marie du cœur du Christ ».

Elle devient ainsi membre laïc de l’ordre franciscain. Elle s’engage à servir Dieu en suivant la règle de Saint François d’Assise : prier régulièrement, étudier le bien et le mal, avoir une grande dévotion à la Passion du Christ, vivre dans l’amour du prochain et dans l’humilité.

Basilique Notre-Dame de Montréal – 1936

 

— 25 octobre. Christ Roi.

Ce matin, à la messe, le curé Boulier m’a consacrée à Dieu, posant ma pauvre formule de vagabonde dans la pale, sous l’Hostie.

Je disais : « Je me donne à Toi, toute vivante. Prie, parais, parle, aime, à ma place, en ma place …».

Et lui me disait : « Occupe-toi de Mon Amour… il n’y a pas un orphelin aussi délaissé que Moi. »

Heure sainte :

Le 28 juin 1939, Jésus demande à Gabrielle, comme il l’avait demandé jadis à sœur Marguerite-Marie, de veiller une heure le jeudi pour communier aux souffrances de sa passion. Dès lors, elle fera une Heure Sainte chaque semaine, le plus souvent à l’église du Fresne-sur-Loire de 16h30 à 17 h30.

Notre-Dame du Bon Port -Nantes

Eglise du Fresne-sur-Loire

Cette heure-Sainte dédiée à consoler Jésus donne lieu aux plus beaux dialogues, qui vont se poursuivre pendant 15 ans.

28 juin 1939. Nantes.

« Honore Ma couronne d’épines. Ce fut si horrible pour Ma tête ! Si doux pour Mon Amour !…

« Désormais, tu feras l’heure sainte du jeudi. Je la demande cette heure avec Moi. Au début, oui, il faut un effort, et puis ensuite cela ne coûte plus.

Rappelle-toi tes premiers couchers (sur le plancher), et maintenant ? Tes premiers chemins de Croix, et maintenant ?

« Oh ! Ma Fille chérie, ne Me quitte pas, ne Me quitte jamais,
Moi qui suis toujours avec toi, toujours ! … »

Garde d’honneur à la Visitation de Nantes : 1949

En 1949, Gabrielle s’engage dans le mouvement de la Garde d’honneur, de 6 à 7 heures du matin.

La Garde d’Honneur est une association de fidèles, destinée à consoler le Cœur de Jésus. Les Membres s’engagent à choisir une heure durant laquelle, sans rien changer à leurs occupations, ils se rendent en esprit auprès du Cœur de Jésus présent au Tabernacle, afin de le consoler des outrages, sacrilèges et ingratitudes qu’il reçoit des hommes, en offrant leurs pensées, leurs paroles, leurs actions, leurs peines, leurs joies.

Registre de la Visitation de Nantes sur lequel sont enregistrées les heures de présence à la « Garde d’honneur »


Développement de l’humilité de Gabrielle :

Ces pratiques religieuses s’accompagnent d’un développement de « l’humilité « de Gabrielle Bossis, comme nous l’explique Lucia Barocchi.

« Car ne l’oublions pas, Gabrielle était née Dame, qu’elle était habituée à un service raffiné, qu’elle avait un irrésistible tempérament d’artiste, qu’elle jouissait comme peu de toutes formes du beau, qu’elle était toujours entourée de familiers cultivés et sensibles, qu’elle avait des biens qui pouvaient lui permettre une vie luxueuse.

Cependant, sans perdre son charme et sa joie, cette femme sociable et radieuse, s’était détachée de ce monde qu’elle goûtait pourtant et s’était dédiée au prochain comme un apôtre, pour faire connaître Dieu… Faisant taire ses exigences innées, renonçant à être servie, se transformant en domestique, cuisinière, jardinière…

Épargnant sur les hôtels, les couchettes, les repas et le confort, quand elle voyageait pour ses tournées et aussi dans sa maison… pour souffrir avec Lui, le Souffrant, sans jamais révéler à l’extérieur cette intime ascèse. Humilité de Gabrielle !»

Gabrielle dans son salon à Nantes

Gabrielle dans son salon au Fresne-sur-Loire

Pour atteindre cette humilité, Gabrielle n’hésitait pas à pratiquer l’ascèse, de façon à ce qu’elle disparaisse pour laisser une plus grande place au Christ.

Certains de ses contemporains s’en sont rendus compte.

Témoignage de Mademoiselle Agnès, gouvernante du curé Harel, au Fresne

« Mademoiselle était très souriante, simple, pas fière, instruite, extraordinaire, ne se fâchait jamais avec personne.(…)

A 6 heures et demie, elle se levait. A 6 heures ¾ ou à moins 10, à l’Angélus, elle arrivait à l’église. Pieds nus, dans ses souliers en hiver ; mains nues, par le plus grand froid. Elle était toute à sa prière.(…)

Je me plaignais du froid, de la difficulté de se réchauffer la nuit ; « Faites comme moi, Mademoiselle Agnès, je ne me déshabille pas ». Elle ne faisait jamais de feu. Elle se couchait sur le parquet, roulée dans une couverture.(…)

Monsieur l’abbé et moi sommes allés à Lourdes avec Mademoiselle Bossis. Elle avait retenu nos chambres à l’hôtel où elle descendait. (…). Nous lui avons posé la question «Où logez-vous ? » « Oh, je suis très bien » dit-elle en riant. Voulant en savoir davantage, je me suis informée auprès du propriétaire de l’hôtel qui m’a informé que Mademoiselle Bossis dormait dans un « placard » : on en ouvrait les portes, il était éclairé par une fenêtre, juste assez grande pour y déplier un lit. Gabrielle donnait une explication en riant pour que cela apparut tout naturel…»

Lourdes, Départ pour Gavarnie

C’est également de ce désir d’ascèse que nous relate Soeur Marie-Hélène, sa petite-nièce.

« Soucieuse d’ascèse (à sa manière), elle dormait par terre ou sur une mauvaise paillasse. Ne portant pas de bas, même en hiver. Ne chauffant pas sa maison. Son régime alimentaire, quand elle était seule, s’avérait plutôt frugal. Je crois qu’elle portait un cilice. »

Ce cilice a été trouvé au Fresne dans une petite boite. Elle le mettait probablement la nuit.

 

Petite ceinture de fil de fer tressé, avec de petites pointes tournées vers la chaire, qui a été élargie à mesure que la taille changeait.

Sa pratique religieuse permit au Christ de prendre une place grandissante dans la vie de Gabrielle. « Lui et moi », en est la parfaite illustration, les dialogues les années passant, se transformant en soliloque. Plus modestement la décoration de sa chambre illustre cette tension vers le Christ.

« L’alcôve aujourd’hui vide était alors tapissée d’images du visage du Christ, autant de reflets du Christ, éclatés sur ce mur comme les fragments d’un miroir cassé. Chère Gaby, qui a reçu tant de fragments de Lui et qui nous les fait partager  (Luccia Barrochi). »

Alcôve de la chambre de Gabrielle Bossis (Fresne-sur-Loire)

26 mars 1937 Représentation du Christ, dont Gabrielle disait lorsqu’elle le vit à Rome : « En voilà un qui lui ressemble un peu ».

4- Dernières offrandes (1949-1950)

En août 1949, deux ou trois semaines après la publication de son premier livre sous couvert d’anonymat, une tumeur au sein est détectée. Elle subit une opération chirurgicale. Cependant, elle s’étend ensuite aux poumons et va lui causer une longue et terrible agonie, que nous révèle ses échanges avec le Christ.

— 24 mai 1950
« Plus la force, à peine si j’y vois à peine si je peux T’aimer. »

« Prends Mon Regard.
« Prends Ma Voix.
« Prends Mon Amour. »

— 25 mai 1950 —
« Suis-je arrivée au bout de ma vie ?… Est-ce que maintenant, je ne célèbre pas ma première et dernière Messe ? « Où es-tu, amoureuse Présence ?… Et après, qu’est-ce que ce sera?»»

« Ce sera Moi,
« Ce sera toujours Moi. »

Dans la nuit du 08 au 09 juin 1950, nuit de la fête Dieu, l’infirmière vient voir Gabrielle vers quatre heures du matin. Elle la trouve encore présente, tout semble normal. Quand elle revient vers six heures et demie, Gabrielle a désormais quitté seule le monde. Comme il le lui avait annoncé, « Lui seul avait recueilli son dernier souffle ».

Elle avait indiqué sous un mode plaisant à ses nièces et neveux ses dernières volontés.

« Vous savez, j’ai toujours aimé me déguiser…J’ai là un costume bien plié dans un carton, il n’est pas mité ! Si cela ne vous ennuie pas, vous m’en revêtirez pour ma mise au tombeau ».

Revêtue de sa tenue de Tertiaire de Saint François, Gabrielle fut inhumée au cimetière du Fresne-sur-Loire.

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Tertiaire de Saint François d’Assise, connu sous le nom de « Sœur Marie du Cœur du Christ »

Eloge funèbre du Chanoine Louis Larose

La Palme

Le Seigneur cueillit sa mort comme une palme.

C’était le 9 juin 1950, en son appartement de l’avenue de Launay, dans sa 77ème année. Ses obsèques furent simples et émouvantes.

Le lundi 12 juin, à Notre-Dame, sa paroisse nantaise, dès 8 heures, une messe de communion groupait autour de son cercueil, parents et amis. Un convoi funèbre l’emportait ensuite à travers la campagne verdoyante, jusqu’au Fresne-sur-Loire, sur ces rives tant aimées de la Loire.

La nef de la petite église avait revêtu sa parure de deuil, tandis que le sanctuaire restait orné de sa draperie blanche et or de la Fête-Dieu. Des lys se détachaient sur les tenures du catafalque.

La messe fut célébrée devant une assistance nombreuse et très émue.

De l’église au cimetière, le cercueil fut porté par des hommes du pays. Le drapeau des Anciens Combattants flottait à la tête du cortège pour un dernier hommage à l’infirmière de la Croix-Rouge. Tout était paix et sérénité dans ce champ des morts qui surplombe le fleuve. Après les prières liturgiques récitées par le clergé, les assistants entonnèrent le cantique des adieux : « Ce n’est qu’un au revoir ». Et le vent chantait dans les hauts peupliers.

« C’est donc là qu’elle repose…écrit dans son bulletin paroissial Monsieur l’abbé Harel, curé du Fresne-sur-Loire ».

Gabrielle Bossis n’appartient-elle pas à la légion des Petites Âmes que Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus entraîne par la Voie de la Confiance et de l’Abandon, victimes fascinées par le regard divin, jusqu’au ciel où les attend l’Amour Eternel ?

Bulletin paroissial de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus à Nantes, N° 50, février-mars 1951, n°52 Mai-Juin 1951

Au Fresne-sur-Loire, sur son tombeau de granit, simple, qu’elle avait personnellement conçu, est étendu un Christ en Croix, avec pour épitaphe comme un dernier message.

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« Je prépare ma tombe. Je voudrais que passant près de moi, on eût une bonne pensée, que le Christ parlât à travers mes os desséchés »

« Ma voix sortira de la poussière et morte, tu feras le Bien ».

Prier à la suite de Gabrielle Bossis

« Un jour, on fondera autour de Moi

un groupement d’âmes consolatrices »

LUI et Moi – Tome II, 142

Prière de 15h à 16h à l’église du Fresne sur Loire le 3ème jeudi de chaque mois :

  • Jeudi 17 Septembre 2020
  • Jeudi 15 Octobre 2020
  • Jeudi 19 Novembre 2020
  • Jeudi 17 Décembre 2020
  • Jeudi 21 Janvier 2021
  • Jeudi 18 Février 2021
  • Jeudi 18 Mars 2021
  • Jeudi 15 Avril 2021
  • Jeudi 20 Mai 2021
  • Jeudi 17 Juin 2021

Contact : Marie-Annick MARY – Tél : 06 85 69 69 46


Journée Gabrielle Bossis : samedi 12 juin 2021

  • 10h30 Rendez-vous place de l’Eglise du Fresne-sur-Loire

  • 11h00 Messe célébrée par le Père Descouvemont, suivie de la visite des lieux où vécut Gabrielle.

  • 12h00 Pique-nique tiré du sac en raison de la situation sanitaire.
  • 14h00 Temps de recueillement sur la tombe de Gabrielle.

  • Interventions
    • 15h00 Louange animée par le groupe « Âmes consolatrices ».

    • Intervention du Père Descouvemont qui présentera son nouveau livre d’aide à la croissance spirituelle, « La joie de consoler Jésus. »

    • 15h15 Intervention de Chantal CAMBAY, Présidente de l’association, et de Stéphane RAGUSA sur le « Renouvellement du bureau ».

    • 16h00 Intervention Bruno Perrinet, Directeur de Chrétien Magazine, qui nous présentera :
      • Gabrielle Bossis, LUI et moi, œuvres complètes, en ordre chronologique, Editions Rassemblement à son image.
      • Gabrielle Bossis, LUI et moi, extraits, Editions Rassemblement à son image. (Livret qui est un outil idéal pour faire connaître les locutions intérieures de Gabrielle).

    • 17h00 Témoignages, dans la joie, des Amis de Gabrielle Bossis.

  • 17h30 Clôture.

« Dans l’unité, on est fidèle aux petites actions comme aux grandes, puisque tout est commun. Et c’est si simple, en Dieu présent !

Répète-Lui souvent comme une respiration d’amour :

Nous sommes ensemble. Nous sommes ensemble. »

Lui et moi tome 2 -267