COMPRENDRE ET PRATIQUER LE SACREMENT DE PENITENCE

JESUS enseigne à Gabrielle Bossis d’aller à la confession avec simplicité et confiance :

« Tu te rappelles le conseil du Prophète : ‘Lavez-vous dans le fleuve’. Et ce roi lépreux trouvant le conseil trop facile, voulait se retirer. Mais son serviteur lui disait : ‘Si on vous avait demandé une chose difficile, il eût été compréhensible que vous refusiez, mais ce qui est si simple peut toujours bien être essayé’. A vous, je demande vos plus ordinaires actions : le manger, le boire, le dormir, le travail, toute votre journée unie à ma journée d’autrefois, vos actions, trempées dans mon Sang et revêtues de mes mérites. Ce n’est pas difficile. Cela vous guérit de vote habituelle misère et vous enveloppe du plus riche manteau.
Accepte donc une chose si simple. Essaie-la. Prends-en l’habitude en contemplant mon regard. Tu l’aimes, mon regard sur toi ? Le regard de ton grand Ami ? C’est comme une caresse, c’est toujours une force. Comme une parole de moi. Comme une Eucharistie. Tout de moi est une force. Une force à vivre, n’est-ce pas une joie ? Un élan d’amour ? Une compréhension plus grande de l’Etre divin ? »
23 mai 1946, n°1520.

1- La confession est d’abord un SACREMENT

Chaque sacrement est fruit du sacrifice rédempteur de JESUS sur la Croix. Ne réduisons jamais la confession à une séance de psychothérapie ! Ne confondons même pas confession et direction spirituelle. Ce sacrement se célèbre dans l’Eglise et c’est JESUS lui-même qui opère.

« J’espère que tu n’as pas peur de moi ? Tes péchés ? Je m’en charge ! »
JESUS à Gabrielle en 1937, n° 92.

2- Dieu vient opérer dans l’âme une véritable re-création

La confession n’est pas un colmatage. Chacune de nos confessions nous fait retrouver la splendeur originelle de notre baptême. L’âme connaît une vie nouvelle dans la grâce. La grâce est première et agit même avant notre aveu, notre attitude d’humilité et de repentir. Il ne faut jamais perdre de vue les 2 fruits de la confession : la paix et la joie. Quand on va se confesser, pensons aux fruits que nous allons cueillir : notre religion est celle de la joie.

« Humilie-toi de tes fautes. Ce sont vos défauts qui vous rendent malheureux. Reconnaissez vos torts. Descendez vos pensées dans vos fonds de misère. Voyez vos imprévoyances. Votre peu de courage et d’énergie pour un essai d’amélioration, votre prise d’habitude à un certain comportement ordinaire, vos négligences à considérer Le Modèle qu’est ma vie, votre fatuité satisfaire à voir ce que vous êtes en quelque état que vous soyez, votre attitude un peu méprisante envers mes sacrements. Avez-vous le zèle à vous venir blanchir à la pénitence ? Cherchez-vous à exciter votre faim de pour mon Eucharistie d’amour qui veut vous aider à marcher ? Est-ce que vous ne vivez pas comme si vous deviez toujours rester sur la terre ? Vous donnez si rarement un regard même furtif à l’Au-delà, votre résidence de demain, quand votre cœur, déjà, devrait y être, me remerciant, me louant, m’adorant dans toues les jours, toutes les actions du jour… »
JESUS à Gabrielle le 19 février 1948, n° 1675.

 

3- La confession nous donne la réalité divine de la Miséricorde.

C’est un ACTE DE DIEU qui a toujours l’initiative de l’amour et met dans notre cœur le désir d’une conversion toujours plus sincère et plus vraie. Se mettre dans cette mouvance est le véritable motif de notre fidélité à la confession.

C’est un ACTE DE L’EGLISE qui permet de rencontrer, par le ministère du prêtre, le Père des Miséricordes dans sa bonté, sa tendresse et sa justice.

C’est un ACTE PERSONNEL DU PENITENT qui accueille la miséricorde divine et s’engage dans la Foi, l’Espérance et la Charité, avec la grâce de Dieu, à regretter ses péchés, les avouer et les fuir pour grandir dans la sainteté.

« Mets-toi en face de mon Visage. Maintenant, déroule ton âme. Etends-la comme un tissu déplié en te rappelant de tes fautes. Celles d’hier, celles d’aujourd’hui. Tu me les montre sans rien dire. Et cependant c’est une prière, tu te tiens dans l’humilité devant ta misère, étalée et c’est la plus éloquante prière […] Tu vois que même tes écarts peuvent te rapprocher de moi. Sers-t’en pour en faire de l’amour réparateur, de l’amour de contrition. »
JESUS à Gabrielle Bossis le 18 octobre 1945, n° 1478.

4- Ne nous confessons pas en fonction de nos états d’âme et de nos coups de cœur ou de nos coups de tête ! C’est Dieu qui nous appelle et nous invite. On ne se confesse pas parce qu’on en a envie. A chaque confession, le Seigneur va ouvrir son CŒUR pour donner sa Miséricorde et instituer une nouvelle relation avec le pécheur : c’est le pardon offert par Dieu qui donne de se convertir. Dieu a toujours l’initiative et fait les premiers pas. Dieu se souvient toujours de son Alliance.

« Fais pénitence pour tes égoïsmes […] La pénitence doit être joyeuse et se faire joyeusement puisqu’elle répare et qu’elle est de l’amour. Ce qui est triste, c’est le péché, c’est la tendance continuelle à l’amour-propre qui vous fait si souvent oublier votre Dieu. Oh ! toi, essaie d’échanger amour propre contre amour de Dieu. »
JESUS à Gabrielle Bossis le 22 novembre 1945, n°1486.

5- Vaincre quelques difficultés

« Je ne sais pas quoi dire ». On dit cela parce qu’on ne sait pas ce qu’on vient chercher dans la confession. On est tellement focalisé sur ce qu’on va dire, qu’on n’entend pas la Parole de Dieu : c’est dans la lumière de cette Parole inspirée par le Saint Esprit que les ombres apparaissent.

« Examine-toi souvent. Regarde si tu remplis le rôle que je te donne envers tous : me transmettre. »
JESUS à Gabrielle le 20 septembre 1945, n°1471.

« Je n’ai pas tué ». Oui, il n’y a peut-être pas de péché mortel à dire, mais j’ai un bon examen de conscience à faire que je n’ai pas su faire encore.

« Vois-tu bien ce qui fait la sainteté, c’est la fidélité et la délicatesse de conscience dans la vie d’étroite intimité, dans l’amour qui s’étend toujours plus parce qu’il considère mes perfections sans fin et qu’il ne peut essayer de les comprendre davantage sans en sentir de nouveaux feux. La sainteté, c’est toujours me vouloir. La damnation, c’est toujours me chasser. ‘Non serviam’ Chasser Dieu ! Ne crois-tu pas que c’est une épouvantable chose ? C’est chasser l’amour. »
JESUS à Gabrielle le 27 septembre 1945, n°1472

« A mon âge, je ne fais plus de péché ». C’est curieux, lorsque JESUS demande qui veut lancer la première pierre à la femme adultère, ce sont les plus âgés qui partent les premiers !

« Je te prends comme tu es, avec tes regrets : regrette. Dis-moi que demain tu feras davantage attention. Ne crois-tu pas que j’aime davantage l’âme tombée qui se repent que l’âme pleine d’orgueil de ses bonnes actions ? Elle perd tout mérite. Oh ! Toujours sois bien petite, ma Gabrielle. [ …]Mais dans la détresse de ta pauvreté, regarde mes richesses : elles sont toutes à toi. »
JESUS à Gabrielle le 6 février 1941, n°1064.

Le sentiment de culpabilité ne suffit pas à se reconnaître pécheur. L’enfant est mûr pour sa première confession lorsqu’il est conscient qu’il passe de la faute au péché. Avant de reconnaître son péché, il faut prier Dieu et ne pas inventer des péchés.

« Considère tes incapacités, tes courtes persévérances… A qui irais-tu demander le remède ? Sinon à ton Sauveur ? »
JESUS à Gabrielle le 18 mars 1943, n° 1301.

Fuyons comme un enfer ces pièges :

La honte que peux combattre par l’humilité devant mon Créateur à qui je donne tout, même ce que je veux lui cacher. Le démon ne fait rien de neuf et se moque de savoir dans quel péché nous tombons, du moment que nous nous y enfermons. Il est jaloux de nous car nous avons le Saint Esprit dont il est éternellement privé.

« Ne crains pas de me revenir après tes distractions : demande pardon à mon CŒUR et aime-moi davantage. »
JESUS à Gabrielle en 1941, n° 1074.

Le découragement qui me fait dire que je me confesse toujours de la même chose, que je n’y arrive pas… Faisons un acte d’amour. Plus on brûle de l’Amour de Dieu, plus on a du cœur, plus on comprend qu’on est un enfant qui remet toute sa vie à son Père.

« Tu vois cette grosse porte en fer et en bois épais ? Comme elle est lourde ! C’est une porte faite avec de la peur et de la méfiance que l’âme pose devant elle. Comment pourrais-je entrer à cause de cette porte ? Ô vous mes intimes, ayez grande confiance dans ma richesse d’amour. »
JESUS à Gabrielle le 3 décembre 1939, n°794.

La médiocrité qui dit « Bof » Il ne faut ni être approximatif et imprécis, ni scrupuleux. Ce mot scrupule vient de scrupulum,
petit caillou, 24ème partie de l’once, donc petite mesure d’une petite mesure. On guérit de cela en s’en ouvrant à un père spirituel et ce défaut peut être utilisé pour devenir une délicatesse morale.

« Aujourd’hui, tu feras attention à tout ce que prononcera ta langue. Tu te rappelles : ‘Celui qui ne pêche pas par les paroles est un homme parfait’. Cherche cette perfection avec amour pour me plaire […] Vers midi, regarde où tu en es. Encourage-toi. Une surveillance, c’est veiller par-dessus toutes choses. En courage-toi. Surveille ton Ciel… par-dessus tes occupations de la terre. »
JESUS à Gabrielle le 28 novembre 1939, n°792.

6- Demander la grâce d’une réelle contrition.

La vraie contrition est un ‘broiement’ du cœur ; relisons pour cela le psaume 50.

« Pour réparer, puisque vous avez le pouvoir de réparer, offre-moi au Père. »
JESUS à Gabrielle Bossi le 6s décembre 1945, n°1489.

« C’est l’effort humble que tu fais pour te relever qui charme l’Epoux. »
Le 6 septembre 1945, n° 1467.

7- Considérons le mystère de la Communion des Saints.

Je ne dois jamais chercher à faire mon salut tout seul. La confession est un sacrement de salut et de guérison. Dans ce sacrement se rejoignent la joie de Dieu, la joie du prêtre et celle du pénitent.

« Cherche la perfection. Poursuis-la dans chacune de tes actions ; au début cela semble difficile. Ensuite, on reconnaît que toutes joies sont là : la joie de m’avoir plus, qui entraîne toute autre. »
JESUS à Gabrielle le 4 décembre 1939, n° 796.

Toute bonne confession est liée à la présence du Christ Ressuscité qui dit :
« la paix soit avec vous ! »

« Demande-moi tout ce que tu as perdu par négligence à correspondre à ma grâce. Demande humblement, avec confiance, et ma miséricorde te le donnera, parce que rien n’est impossible à l’amour et mon amour est vainqueur. Je te réintégrerai aux places perdues. Tu auras les lumières qui t’ont manquées et tu retrouveras l’anneau des intimités. En tout temps ne reste pas dans le malaise qui t’éloigne. Sois sûre que ma bonté dépasse infiniment vos états de péché. »
JESUS à Gabrielle le 12 septembre 1946, n° 1540.